IFFT - International Furniture Fair de Tokyo

Du 21 au 24 novembre.
http://idafij.or.jp

En toute logique, un salon se doit de refléter son marché de référence, mais aussi les modes de vie qui sont à l’origine de l’offre ainsi que les évolutions potentielles de la société. L’International Furniture Fair de Tokyo en fournit bien l’illustration. Sa taille modeste (21 355 m² pour 374 exposants) donne la mesure du marché local.
La faible participation d’exposants étrangers est due en grande partie aux taxes douanières élevées qui dissuadent les importations à faible marge. Or cet état de fait dénonce l’absence de haut de gamme dans ce marché. Pourtant il y aurait ici opportunité à développer des marques de luxe dans le secteur de l’ameublement et de la décoration. Les japonais adorent l’esprit français, ne l’oublions pas. Cartier, Dior, Gucci et Armani viennent d’inaugurer à Ginza des immeubles stores sur 3 à 5 niveaux, à faire pâlir Paris ou Milan. Seul Ligne Roset représentait dignement la France avec un stand similaire à celui de Cologne et un nouveau showroom face à Axis (bien joué) à Ropongi, quartier montant de Tokyo après l’inauguration du centre commercial Midtown. Malgré tout, une petite participation de chinois, taiwanais, coréens et indonésiens.
A la grande différence de la France qui les oppose souvent, au Japon tradition et modernité cohabitent harmonieusement dans la vie quotidienne. Ce regard empêche « d’historiciser » les choses, les rendant dépassées, voire ringardes. Dans les rues d’Omotesando se croisent des kimonos avec des looks Manga ; et fait nouveau certains jeunes hommes s’y remettent. Dans la ville, les maisons traditionnelles en bois alternent avec les immeubles en verre et acier de 50 étages. Dans les restaurants, il est impossible de distinguer ce qui est du domaine de la grande tradition culinaire de ce qui provient d’une création récente. Ceci est également vrai pour la vaisselle et les ustensiles : la céramique cohabitera avec des matériaux de synthèse. Respect des acquis ancestraux, ne jamais les remettre en cause, recherche permanente du progrès et de son optimisation, constituent les mots d’ordre de cette civilisation qui fascine toujours les français enclins, au contraire à rompre avec la période précédente et à changer d’idée avant même de l’aboutir. Les deux semblent avoir leur charme. Ces deux mentalités associées feraient sans doute un tabac.
Grand événement : un guide Michelin de Tokyo a été lancé en japonais et … en anglais ! Contre toute attente de l’éditeur (bonjour la frilosité française), la version japonaise a été épuisée dès le premier jour. Et certains exemplaires se vendaient déjà le lendemain sur le Net au double du prix de lancement.

Gérard Laizé.

Produits remarqués :

  1. tatamis en jonc de belle qualité traditionnelle, création Ike Miko pour Piso Comodo - www.piso-comodo.co.jp
  2. tatamis colorés contemporains, création Reiko pour Soejima Igusa – www.soejima.com
  3. baignoire en céramique, création Muraki Ikuo pour Biwa – www.biwa.ne.jp

  1. lampe en textile froissé, création Shibori
  2. lampe Washi en papier japonais, création Toshiyuki Kita pour Aoya – www.aoyawashi.co.jp
  3. buffet bas, création Eiri Kiwakura pour Kamo – www.kamocci.or.jp

  1. céramique Shikika
  2. porcelaine (set à combiner), création Masanobu Ido pour Nikko company - www.nikko-company.co.jp
  3. tasses Tag Cup avec  habillage en silicone, création Kanae Tsukamoto pour H. Concept – www.h-concept.jp
  4. modèle Rafuan, création Eiri Iwakuba pour Kosuga - www.kosuga.co.jp

  1. plaques de bois massif de Toyoku Rameiboku
  2. boîtes en bois de Mikamo Seizai
  3. diffuseurs d’arômes d’Air Aroma – www.air-aroma.jp,
  1. canapés d’Essence company – www.essence.jp
  2. confort et relaxation Home cinéma