ACTUALITÉ
15.02.12 Design au banc n°11 (tribune critique)
20.01-18.03.12 VIA DESIGN 2012 : les Aides à la Création (expo)
23.12.11 Lettre de l'Innovation n°45 : "Le meuble s'affiche" (publication)
08-31.12.11 b.a-ba, petites résurrections (expo)
25.11.11-01.01.12 Itinéraires design (expo)
01.12.11 Design au banc N°10 : "Politiques du design" (tribune critique)
30.09.11 Lettre de l'Innovation n°44 : "Espaces de vie[s] 2015" (publication)
05.10.11 Design au banc N°9 : "Design, ergonomie et performance" (tribune critique)
08.09.11-13.11.11 Objets d'exception 2011 (expo)
08.07.11-28.08.11 VIA / Les écoles de design / 2011 (expo)
| Exposition Galerie VIA / 15/05/06 - 25/06/06 |
Surfaces Comment
les nouvelles technologies créent-elles du décor aujourd'hui
? Comment participent-elles à la structure de l'objet ? Comment
induisent-elles sa plastique ? Démonstration des traitements
de surfaces actuels par une sélection de produits design internationaux…Cette
thématique est illustrée dans l'exposition par des ensembles
de produits représentatifs de ces différentes techniques ou
procédés. Trois thèmes sont développés :
- Impression/L'impact de l'image sur une surface par différents moyens :
application de matière, impression numérique, sérigraphie,
sublimation…
- Texture/L'influence de la peau sur l'objet : effets de la matière
même ou recouvrement par pulvérisation, métallisation,
flocage, incorporation de fibre de verre, etc.
- Technique/Le travail de la matière qui permet son passage de la
2D à la 3D : découpe, retrait de matière, tissage,
embossage, thermoformage, stéréolithographie, modification
physico-chimique de la structure du matériau (mousse…), etc.
Ces différentes interventions peuvent aujourd'hui se combiner sur
un même support, offrant aux créateurs des possibilités
nouvelles. Bonne découverte !

Matières à innover, créer...
Depuis le début de l'histoire de l'industrie,
chaque introduction d'un nouveau matériau, d'une nouvelle technologie,
d'un nouveau procédé de production, ainsi que leur combinaison,
a ouvert un nouveau champ de création. Par leurs qualités
structurelles, les nouveaux matériaux améliorent la résistance
autant qu'ils s'allègent permettant des performances supplémentaires
tant en ce qui concerne la portance que la légèreté.
Deux critères appréciables à l'œil nu, le premier
par l'augmentation de la taille qu'il permet d'atteindre, le second est
à l'origine de formes plus affinées. Les nouvelles technologies,
quant à elles, s'appuient aujourd'hui en majorité sur la
miniaturisation. Avec les nanotechnologies, on s'achemine vers une technologie
si petite qu'elle se fera oublier tout en développant des performances
inégalées.
Sur ce plan encore, l'esthétique des objets qui les intégreront,
s'amincira d'emblée. Enfin les procédés de production
associés aux nouvelles matières tels les polymères
développent des registres formels qu'il était difficile
et coûteux d'obtenir avec des techniques traditionnelles. L'injection,
le roto-moulage et aujourd'hui la stéréolithographie introduisent
de la rondeur, et pour la dernière, l'aléatoire dans la
forme. Ce qui va mieux correspondre aux attentes en matière de
confort puisqu'il faut le rappeler, il n'existe pas d'angle droit dans
le corps ; rendant de fait les formes plus aimables surtout lorsque
les matières utilisées offrent en plus, des aspects de surface
proche de l'organique.
L'origine même du design se fonde sur ces divers aspects de l'innovation. Charles Eames a conçu son fauteuil « lounge chair » sur la base du multipli associé à une technique de moulage détournée de l'industrie aéronautique. Si la philosophie du Bauhaus a inscrit le design dans le cadre d'un modèle social « des produits pour tous » , c'est bien la technologie industrielle qui en a permis l'application. Et dans sa quête de rendre accessible les produits par la baisse des prix, ce mouvement réduisit tout ce qui n'était pas utile à la fonction afin d'économiser la matière autant que le geste. Le design, à la fois, expression de l'usage et d'un parti pris esthétique s'en trouvait de fait, simplifié tant en ce qui concerne la forme que la finition. Et la finition exempte de tout décor. Ce parti pris dans son radicalisme, s'est d'ailleurs opposé au genre historique des Arts décoratifs si français fondé sur la notion de luxe et qu'exprimait des objets sophistiqués parfois uniques, souvent très ornementés, fruit de l'excellence des métiers traditionnels. Ainsi, c'est sur la base de ce modèle de démocratisation de la création industrielle que l'on jugea « décadent » l'ornementation parce que superfétatoire, donc incongrue lorsqu'on adhère au principe d'économie d'échelle.
Qu'en est-il aujourd'hui ? Tout d'abord, constat peut être fait que, grâce au développement industriel des cinquante dernières années, on produit trop de la même chose. Les premières conséquences en sont, tout d'abord, que les besoins élémentaires de nos contemporains peuvent être largement couverts. Par ailleurs, la terre ne peut plus absorber nos déchets. Nous sommes donc condamnés à produire mieux, plutôt que plus. Dans le même temps, le niveau d'éducation de la population a évolué, développant de fait, le sens critique de chacun à l'égard des réponses fonctionnelles apportées par les produits, mais également un besoin croissant de sens, d'émotion et de personnalisation. La satisfaction du premier proviendra en premier lieu d'une performance toujours améliorée jugée en terme de bénéfice d'usage et d'une meilleure qualité certifiée par l'application de normes et cautionnée par des marques références, mais également par un accès facilité à l'usage. La seconde motivation trouvera sa réponse à travers des modes d'expression stylistiques de plus en plus variés et des petites séries.
Dans un contexte sociétal peu rassurant quant à l'avenir, dont les repères normatifs sont remis en cause sans en proposer de nouveaux, chacun rêve de nouvelles utopies. Faute de programme politique affirmé, se redonner « espoir » devient prioritaire. La technologie sous-tend à nouveau l'imaginaire. Nouvelle génération de technologie sensée révolutionner notre vie : nano-technologies, ou bio-technologies, wearables computers, bio-manipulations des téléphones, organes artificiels à greffer...L'espoir se projette dans l'exploration du lointain, de l'infiniment petit à l'infiniment grand. L'homme redresse la tête vers le ciel, les étoiles et la conquête de l'espace. Avec une énergie enfantine, il sur-dimensionne son monde imaginaire. Mondes parallèles et cinquième dimension fantasmatique qui s'inspirent toujours d'une nature exubérante, monstrueusement humanisée et inquiétante. Ce nouvel imaginaire va se traduire par des modes d'expression fantasmatiques que la littérature, l'art cinématographique, les jeux vidéo ont anticipé et dont les codes esthétiques sont maintenant repris dans les domaines de l'habillement et de la décoration notamment avec une recrudescence d'ornementations.
Amélioration des performances pour tous et un produit unique pour chacun, grâce aux techniques industrielles actuelles, on peut semble-t-il atteindre aujourd'hui, ce double objectif sans surcoût. La production assistée par ordinateur offre la possibilité de varier les dimensions et les formes très rapidement, ce qui permet aujourd'hui le « sur mesure industriel », dans le vêtement comme dans le mobilier de cuisine par exemple. Et si l'on considère les nouvelles techniques de découpe (laser, jet d'eau,...) ou graphiques, qu'elles soient appliquées sur microfilm, sérigraphiées, incluses ou par sublimation…elles permettent de multiplier à l'infini les effets décoratifs appliqués sur les produits.
Ainsi, le modèle industriel se réconcilierait-il avec le fait-main ? En tous les cas, l'idée que l'on s'en fait est indiscutablement porteur et de sens pour l'acheteur et de valeur ajoutée pour le producteur.
… matières à décorer et à personnaliser.
Gérard Laizé - Directeur général
du VIA
Exposition ouverte tous les jours :
lun.-ven. 10h/13h –14h/18h
samedi / dimanche 13h – 18h
entrée libre
CTBA / exposition "Good finish"
(complémentaire à l'exposition du VIA)
La finition est souvent la dernière
touche d'un projet mais elle est de première importance. C'est
celle de la différence, de la singularité et de la qualité.
Informative ou décorative par le biais des dernières techniques
d'impression, texturée par divers revêtement spéciaux
ou travaillée tout en finesse à l'aide de techniques de
fabrication de plus en plus précises, la qualité sensorielle
de nos objets se retrouve améliorée.
Innovathèque propose d'approfondir ce sujet à travers l'exposition
« Good Finish ». Segmentés en trois thèmes
- Impression, Texture, Technique - cette exposition propose un panorama
des nouvelles avancées technologiques en terme de finition et de
décoration. Avec plus de 70 matériaux et techniques sélectionnés,
la peau de nos objets se retrouve ainsi, au cœur de l'actualité.
« Good Finish » c'est aussi un livre qui rassemble
l'ensemble des informations relatives aux matières et techniques
présentées lors de l'exposition.Véritable outil d'aide
à projets, ce livre est disponible, à l'Innovathèque
et au VIA, dès le 15 mai 2006 en version bilingue français-anglais,
au prix de 40 euros.
Pour toutes informations complémentaires,
la visite de l'exposition ou pour l'achat du livre « Good finish » :
Sandrine Cholez / +33 (0)1 40 19 48 94
10, av Saint Mandé / 75012 Paris
mail : scholez@ctba.fr / www.innovatheque.fr
Avec le soutien du ![]()