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16.12.09-01.02.10 VIA Design 3.0 (expo)
27.11.09-03.01.10 fibre[s] Design - Nantes (expo)
14.11.09-03.01.10 Domus : Christmas Design (expo)
09.11.09 Autour de Diogène - Conversation avec Sylvain Dubuisson (table ronde)
17.10.09-28.02.10 Paris / Design en mutation (expo & table ronde)
16-18.10.09 Matières à cultiver - Besançon (expo)
24-27.09.09 100% Design Londres (expo)
| Exposition Galerie VIA / 04/09/09 - 13/12/09, vernissage le 04/09 à 19h |
" Ôte-toi de mon soleil "
Une exposition de Sylvain Dubuisson
au VIA
Fidèle à son approche à la fois poétique, philosophique
et technique, Sylvain Dubuisson propose une exposition de 20 pièces
dont la scénographie s’articule autour d’une pièce
architecturale : Diogène. Cette structure cylindrique monumentale
de 5 mètres de diamètre qui semble flotter dans l’espace
a été conçue pour la circonstance avec, comme première
intention,
celle de s’inscrire dans l’architecture du VIA, créant
ainsi cette impression de volume dans un volume.

Diogène
Diogène est une fiction, une utopie, qui répond à
la nécessité réelle et actuelle de devoir vivre dans
des espaces aux dimensions réduites. Cette question est l’une
des préoccupations des programmes de
recherche du VIA. De l’extérieur, cette coquille enveloppée
d’une peau translucide suggère certes l’image du tonneau
mais également le décor d’un théâtre.
On pénètre directement au premier niveau par des passerelles
de bateau, le niveau inférieur consacré au repos étant
accessible par une trappe intégrée dans le plancher du premier
étage.
L’organisation minutieuse de l’aménagement intérieur
de Diogène doit être appréciée dans un contexte
d’espace de vie minimal et par delà la valeur esthétique.
Dès lors tout en répondant aux normes en matière
de sécurité, d’hygiène, de préservation
de l’environnement…, Sylvain Dubuisson propose une vision
alternative des modes de vie qui précisément transgressent
les cadres normatifs. Ainsi, la chambre, ou plutôt le lit, qui occupe
le deuxième niveau (accessible par un escalier inséré
dans une colonne), se métamorphose, s’agrandit et se referme
comme une coquille permettant à chacun de s’adosser : le
lit devient alors espace de réception.Quelque soit le contexte
spatial, tout est donc utilisable dans une fonctionnalité équivoque,
« tout est ensemble sans que l’un gêne l’autre
»… Structure et mobilier se confondent.
Diogène permet également d’expérimenter des
positions de détente au sol,
la courbe basse du cylindre induisant de recourir à des accessoires
de confort à la fois souples pour supporter les déformations
et rigides pour tenir la posture corporelle dans sa nonchalance. Diogène
constitue ainsi, en tant qu’espace expérimental, un véritable
cabinet de curiosités.
Sur les 300 mètres carrés d’exposition du VIA, d’autres
pièces seront mises en valeur sur fond de dessins d’une grande
éloquence qui, pour Sylvain Dubuisson, sont « un langage…
mais aussi sectorisent la représentation, la codifient… »
Parmi ces pièces, figurent des pièces historiques comme
«la table composite » (1987), à base de fibre de carbone,
un miracle d’apesanteur, ou comme la chaise « L’Aube
et le temps qu’elle dure » (1987) qui bouscule le schéma
classique des pieds porteurs. Parmi les pièces les plus récentes,
citons la table « Douce amère » (2003) dont le nom
est gravé au centre du plateau, lequel repose sur des pieds ronds
contenant des fioles de plantes légendaires comme la mandragore,
la cigüe, la belladone et l’amanite tuemouche. Quant au bureau
«MDW», qui date de 2004, dont le mince plateau en aluminium
repose en quatre points sur une structure à caissons en voûte
surbaissée, il synthétise l’ensemble des recherches
formelles et technologiques menées par Sylvain Dubuisson depuis
1987.
Sylvain Dubuisson, architecte et designer
Architecte et designer, Sylvain Dubuisson
n’appartient à aucune école ou famille de créateurs.
Diplômé de l’Ecole d’architecture de Tournai
en Belgique, descendant d’une lignée d’architectes
lillois par son père et bordelais par sa mère, Sylvain Dubuisson,
né en 1946, est l’un des créateurs les plus singuliers
de sa génération. Alliant le goût des technologies
de pointe et la précision de l’artisan, il est l’auteur
d’une grande diversité d’objets et de meubles ainsi
que d’espaces : de l’aiguière au lampadaire, du fauteuil
de ministre au siège épiscopal, du stylo porteur de l’écriture
de Rimbaud à la vaisselle de porcelaine virginale, de la réhabilitation
de logements sociaux à l’aménagement d’un musée,
d’une église, de boutiques de luxe, de la scénographie
d’une exposition à la création de mobilier urbain…
Cette diversité démontre aussi que architecture et design
sont chez Sylvain Dubuisson indissociables.
Le dessin qui préside dans chacun de ses projets fait également
partie du quotidien de Sylvain Dubuisson. « La main pense et porte
en elle, dit-il, toute la grandeur et l’imperfection de la sensibilité
». On voit ainsi apparaître la spirale dans les pieds des
fauteuils, la torsade des bougeoirs et des carafes, la volute d’un
escalier. Une autre constante de son oeuvre est la
référence littéraire. Chacune de ses lampes est ainsi
chargée d’une parole, d’une pensée : «Beaucoup
de bruit pour rien » recèle un inventaire de Kafka, «
Applique A4 » donne à lire notamment un poème de Robert
Musil. Il en est de même pour le vase « Lettera amorosa »,
gravé d’un poème de René Char.
Maîtrisant parfaitement les contraintes industrielles, Sylvain Dubuisson
explore toutes les possibilités des nouvelles technologies. «
Le matériau permet, souligne t-il, de révéler l’intériorité,
de provoquer le basculement. » A ce titre, « La Table composite
», réalisée en
1987, en est l’un des premiers et des plus parfaits exemples. Ainsi,
à travers une oeuvre où matériel et spirituel s’unissent,
Sylvain Dubuisson transmet « un discours parfois clair, parfois
ténu, parfois occulte, qui transcrit la conscience de notre quotidienneté.
»
Réalisations les plus récentes
• Rue Watt, Paris, éclairage urbain avec Bruno Fortier, architecte,
et Louis Clair, éclairagiste, en cours
• Bernardaud, tasse à café «Anno» 2008
+ plats série limitée pour Art Meets Matter, New York, 2009
• Dupont Café, Paris, aménagement en collaboration
avec Sandra Carigliano, architecte d’intérieur, 2009
• Parlement Européen, Bruxelles, scénographie de l’atrium
et aménagement des salons de la Présidence Française,
2008
• Cartier Ginza, Tokyo, rénovation de la façade, 2007
Remerciements à nos partenaires


Informations pratiques
Du 04 septembre au 13 décembre 2009
Galerie VIA 29, avenue Daumesnil 75012 Paris
Téléphone : +33 (0)1 46 28 11 11
Exposition ouverte tous les jours :
lun.-ven. 9h30h - 18h30
samedi / dimanche 13h -18h
entrée libre