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JEAN-PAUL BATH
Directeur Général du VIA

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VIA Design 2009

VIA a reçu mission par les industriels français de l’ameublement et le ministère de l’Industrie de promouvoir et de valoriser l’innovation dans le domaine du cadre de vie. Dans ce contexte, l’innovation est considérée sous toutes ses formes.
En tout premier lieu sur le plan sociétal, par la prise en considération des facteurs d’évolution de notre société qui influencent l’adaptation des produits existants ou la conception des produits à venir, dans la mesure où ces facteurs agissent sur les comportements humains, individuels ou collectifs. Les mobiliers et objets qui composent notre environnement sont ici considérés comme des accompagnants naturels de nos gestes, de nos mouvements, de nos déplacements.
Les nouveaux matériaux et technologies, ainsi que les procédés de fabrication artisanaux ou industriels, constituent le second fondement de l’innovation. En effet, depuis le début de l’ère industrielle, les progrès dans ces domaines ont toujours permis d’ouvrir et de développer de nouveaux champs de création.
Enfin, les facteurs culturels de l’époque sont source d’innovation puisqu’ils provoquent de nouveaux courants d’impulsion, donnent du sens aux choses et marquent le temps dans le continuum historique de la création.
C’est sur cette base que VIA agit comme révélateur des jeunes talents. La sélection des projets soutenus par VIA en est l’expression puisqu’elle s’opère suivant les fondamentaux du design : la pertinence conceptuelle, l’innovation technologique, l’exemplarité de la démarche sociale et environnementale, l’originalité esthétique et la faisabilité industrielle. Dès lors, VIA finance, avec le soutien du CODIFA, du FCBA et des CRITT Île-de-France, le prototypage des projets.
Au-delà, VIA accompagne le designer durant le développement de son projet et le met en relation avec les industriels, éditeurs ou distributeurs susceptibles de le diffuser. De ce fait, les « aides à la création » qu’apporte VIA, dès l’école aux étudiants de fin de cycle, puis aux jeunes professionnels, représentent un atout majeur pour faire connaître les talents de demain. Depuis sa création il y a vingt-neuf ans, VIA a financé 427 projets et attribué 64 bourses de recherche.

"Terroirs déterritorialisés"
L’espace de vie de l’homme contemporain est aujourd’hui confronté de façon la plus évidente au délitement voire au renversement complet de l’ordonnancement traditionnel de ses catégories et de ses équilibres entre intérieur et extérieur, artificiel et naturel, fermé et ouvert. Le « naturel » qui se différencie de « l’artificiel » parce qu’il ne qualifie que la partie du réel qui n’a pas été modifiée par l’homme, n’existe littéralement plus. Conséquence du progrès technique de l’humanité et de son fulgurant développement à partir de la seconde partie du xixe siècle, c’est aujourd’hui la planète elle-même, son atmosphère et sa géologie qui sont transformés en artifice par l’activité humaine à travers les phénomènes de la pollution et du réchauffement climatique. Le philosophe allemand Martin Heidegger posait l’origine de ce phénomène dans le projet de la technique moderne, laquelle procède de ce qu’il appelait « provocation » ou « arraisonnement », c’est-à-dire d’une mise à la raison de la nature, sa domestication. Si la nature était jusqu’alors sans objectif ni devoir, le projet de la technique moderne est de la forcer dans une vocation unique, un emploi univoque, une seul utilité, lesquels lui ôtent par conséquent son indétermination, son ouverture, son irrationalité. La technique est l’instrument de cette transformation du naturel vers l’artificiel. L’architecture en relève, son projet étant celui d’arracher localement et temporellement un climat et une géographie de leur état de nature pour les rendre domestiques et raisonnés.

On peut idéalement prétendre qu’il existait autrefois une dichotomie claire et simple entre, d’un côté, l’intérieur de la maison, l’architecture, la ville (espace artificiel) et, de l’autre côté, l’extérieur de la maison, l’environnement, l’atmosphère (espace naturel). À l’intérieur, l’architecture était le lieu techniquement modifié où s’inventait un climat artificiel et une géographie reconfigurée, aplanie, plus commode, plus confortable, plus tempérée toute l’année, construisant en quelque sorte des géologies domestiques et des météorologies humanistes, lieu de symétrie, d’équilibre et d’homogénéité. À l’extérieur, l’environnement était le lieu du climat naturel et de la géographie primitive, imprévisible et sans mesure, sauvage, celui de la forêt ou de la montagne par exemple, mais aussi du vent, du froid et de la pluie : asymétrique, déséquilibrée et hétérogène. Cette dichotomie n’existe plus aujourd’hui. Cela a commencé de façon locale avec le phénomène d’exploitation agricole et de pollution pour s’amplifier de façon globale et planétaire dans le phénomène actuel du réchauffement climatique. Sans aucun abus de langage, nous pouvons affirmer que c’est l’ensemble de la planète et de son climat qui sont devenus
aujourd’hui des produits de l’activité humaine : alors que nous chauffions autrefois uniquement l’intérieur des maisons, c’est
aujourd’hui aussi l’extérieur des maisons, c’est-à-dire l’ensemble du climat planétaire que nous avons chauffé également, de quelques degrés, dans le phénomène du réchauffement climatique. L’environnement extérieur, l’atmosphère terrestre et la campagne, lesquels relevaient du naturel autrefois, appartiennent dorénavant aussi à la catégorie de l’artificiel.

Géologie domestique, météorologie d’intérieur
La réaction au réchauffement climatique est aujourd’hui celle de la mise en place d’une politique que l’on appelle
« développement durable ». Elle trouve de façon pragmatique dans le bâtiment des solutions techniques relativement simples
qui relèvent avant tout d’une diminution de l’énergie consommée pour le chauffage. Ces techniques reposent principalement sur une très forte isolation thermique du bâtiment, son étanchéité parfaite à l’air et la nécessité d’un renouvellement d’air filtré, contrôlé qui en découle. Elles induisent paradoxalement un environnement intérieur encore plus séparé de l’extérieur
qu’autrefois, sans plus de relation immédiate, ni thermique, ni olfactive, ni sensuelle, avec le contexte local extérieur si ce n’est filtré, isolé, différé, contrôlé. C’est un paradoxe : les mesures techniques à prendre en architecture dans le cadre du développement durable accentuent la rupture moderne entre environnement extérieur et environnement intérieur.
Notre cadre de vie est fortement bouleversé par ces transformations de hiérarchies et de rapport dialectique entre le naturel et l’artificiel, entre l’extérieur et l’intérieur. Si l’environnement extérieur, en dehors du bâtiment, n’est plus naturel, alors pourrionsnous faire l’hypothèse d’une « naturalisation » de l’espace intérieur ? L’environnement intérieur des maisons pourrait-il se reconfigurer à travers les enjeux du développement durable et de ses techniques non plus comme le lieu de l’artifice mais de celui du naturel, c’est-à-dire de l’asymétrique, du déséquilibre et de l’hétérogène ? Une seconde nature comme géologie domestique et météorologie d’intérieur.
Si la nature, qui a toujours été par définition exclue de l’intérieur de l’habitat, est maintenant expulsée également de
l’extérieur de l’habitat, serait-il alors imaginable de retrousser la situation et de l’engager dans le cadre de vie intérieur, de rendre l’intérieur du bâtiment plus naturel que l’extérieur qui ne l’est plus ? Il s’agirait alors d’un renversement d’échelle, de hiérarchie, de classification : ce qui relevait autrefois du macroscopique, de l’asymétrique, de l’extérieur à l’habitat, du naturel et de l’atmosphérique, se retrouvant tout à coup à l’intérieur de la maison, à une échelle microscopique. La nature ne serait plus alors en dehors de la maison mais en dedans.
D’une certaine façon, ce retroussement existe déjà depuis le xixe siècle et il est certainement le programme même de la modernité tout en étant sa conséquence involontaire. À l’exemple de l’eau potable de Paris, laquelle provient aujourd’hui pour moitié de la Seine elle-même, mais filtrée, nettoyée de telle façon qu’elle est maintenant plus propre et finalement plus naturelle dans les tuyaux que dans le fleuve réel dorénavant pollué. Le renversement est là. L’intérieur des maisons devient – au niveau microscopique, celui de l’eau dans les tuyaux – le lieu de résurgence du naturel, du géologique, du non-pollué, tandis que l’extérieur – au niveau macroscopique, l’eau dans le fleuve – est devenu le lieu de la pollution, celui de l’artificiel, produit manufacturé involontaire de l’activité humaine. De l’époque gallo-romaine jusqu’au milieu du xixe siècle, l’eau bue à Paris était puisée directement dans la Seine, jusqu’alors propre, naturelle et potable. La pollution du fleuve s’est soudainement accentuée au xixe siècle, accompagnant le développement urbain de la ville jusqu’au moment de rupture tragique avec l’épidémie de choléra de 1832. Pour répondre à cette crise, une politique de la gestion de l’eau (potable et usée) fut mise en place par le préfet Haussmann à partir de 1854. Dès lors, et cela jusqu’en 1901, l’eau que l’on buvait à Paris ne provenait plus du fleuve mais de sources multiples dans le Bassin parisien, acheminée dans la ville dans des aqueducs fermés. Il a fallu attendre 1901, avec la construction de l’établissement à filtration lente sur sable des eaux de Seine prélevées en amont de Paris, à Ivry-sur-Seine, pour recommencer à boire l’eau de la Seine. Mais non plus en la puisant directement dans le fleuve, en extérieur, mais en la prélevant en intérieur, comme si l’on recréait une deuxième Seine dans les tuyaux, paradoxalement plus naturelle que la Seine réelle. Dans le réseau d’eau potable de la ville de Paris coule aujourd’hui une seconde Seine prémoderne : reformation en miniature d’une géologie naturelle, non polluée, reproduction chimique d’un état de nature d’avant 1832.
Notre projet pour la Carte Blanche du Via est celui de ce renversement, d’un retroussement de l’intérieur vers l’extérieur, le projet d’une nature que l’on reforme maintenant à l’intérieur de l’architecture et qui qualifiera sensuellement, chimiquement, spatialement l’espace intérieur, lui donnant ses qualités plastiques, olfactives et gustatives. Notre travail se déploie dans le cadre du développement durable appliqué au bâtiment selon des objectifs de réduction significative de la consommation d’énergie dans le bâtiment et une diminution par conséquent du dégagement des gaz à effet de serre. Les enjeux élémentaires de l’air et de la température génèrent dans notre projet de nouveaux paysages intérieurs, comme une seconde nature, géologique, végétale, atmosphérique, asymétrique, reformée, en réduction, au coeur de l’architecture et de ses systèmes techniques, allant dans le sens des objectifs du développement durable.
Notre proposition reconstitue chimiquement et météorologiquement la géologie et l’atmosphère parisienne d’avant
l’apparition de la pollution massive du xixe siècle, comme une réalité naturelle à la fois filtrée et régénérée. C’est donc, dans une sorte de processus à la fois nostalgique et prospectif, une reconstitution en miniature de la géologie parisienne et de son atmosphère prémoderne, avec ses couches calcaires à son climat atlantique, avec ses vents soufflant principalement de l’ouest qui s’érodent sur les sols calcaires de Normandie, sur le tuffeau blanc des pays de la Loire tout en s’y imprégnant de leurs parfums calcaires et de l’odeur des chênes et des châtaignier typiques de cette pédologie calcaire. C’est aussi un mouvement de l’air, une direction du vent que nous reproduisons homothétiquement à l’échelle de la maison; un vecteur du sud-ouest vers le nord-est, comme une forme invisible de l’air de Paris. Notre architecture reconstitue ici, au coeur du bâtiment, dans les techniques du bâtiment liées au développement durable, des terroirs calcaires.
Elle rend visible la réalité filtrée et recomposée de l’habitation contemporaine en en augmentant le spectre aux valeurs
géologiques, végétales et atmosphériques.

Une oenologie de l’air
En cela, notre projet s’accorde avec certaines pratiques de l’art culinaire ou la fabrication des vins, dans la composition des fragrances et des goûts, par le choix précis des matériaux à la manière d’une recette de cuisine, d’un élevage de vin. Ce n’est pas tant l’aspect visuel ou coloré des matériaux qui nous intéresse que leur nature olfactive, gustative, chimique et leur assemblage. Notre mobilier se compose d’éléments corporellement, physiquement, olfactivement qualifiés et d’autres chimiquement neutres. Ce processus pourrait se rapprocher de la notion d’élevage tel qu’on la conçoit pour le vin en oenologie, et que l’on appliquerait ici à l’air et au cadre de vie intérieur dont il s’agirait alors de transférer certains objectifs du vin à l’air :
° purifier l’air de ses impuretés,
° faire évoluer ses arômes,
° compléter la structure de l’air par l’apport de tannins externes.
Certains matériaux sont chimiquement, olfactivement, gustativement neutres, n’influençant pas le goût de l’air tel l’acier
inoxydable utilisé pour les casseroles en cuisine ou comme cuve à vin pour ne pas influencer le goût du vin. Ou le polyéthylène, un matériau recyclable neutre sans acide, non alcalin et de pH 7 qui n’interfère pas avec les autres matériaux sur le plan chimique et que l’on utilise dans la conservation des biens culturels, par exemple, ou dans l’alimentation.

Des terroirs chimiques, électromagnétiques et physiques déterritorialisés
Notre projet propose de recomposer un terroir en intérieur, dans la nécessité des techniques du bâtiment, gestion
de l’air, aération avec récupération de chaleur, chauffage, ventilation. Ce seront alors des terroirs chimiques, électromagnétiques et physiques en intérieur, des terroirs déterritorialisés, comme des post-terroirs, lesquels évoqueront chimiquement une nature de sol, un climat, une exposition au soleil, un parfum, un certain goût de l’air. La pierre calcaire, de différentes sortes minières, extraites des sols du Bassin parisien, donnera la direction de l’air en intérieur.
Une composition précise reprenant en réduction homothétique la répartition proportionnelle des espèces végétales arborescentes composant le Bassin parisien, chênes et châtaigniers principalement, ainsi qu’un peu de hêtres et de pins, donnera un goût à l’air, tandis que le verre, le polyéthylène et l’acier inoxydable resteront
chimiquement neutres dans cette composition architecturale, olfactive et domestique.

Travailler dans les techniques du bâtiment liées au développement durable
Si notre proposition se dessine avant tout dans l’immatériel, l’aérien, l’invisible, c’est parce que c’est bien ici, dans
les techniques du bâtiment, chauffage, ventilation, que se joue les enjeux de réduction des émissions des gaz à effet de serre produits par le bâtiment. Car c’est en effet moins le choix des matériaux qui est aujourd’hui responsable du réchauffement climatique, que la quantité d’énergie quotidiennement dépensée dans l’usage pratique de l’habitat à travers le chauffage ou le rafraîchissement des espaces. C’est donc à ce niveau-là que nous travaillons, sur la forme du déplacement de l’air, sur sa qualité thermique, olfactive, électromagnétique parce que c’est ici, dans cette part invisible du
cadre de vie que se joue certains enjeux majeurs de notre début de millénaire. Notre proposition repose sur trois éléments : une aération douce par renouvellement d’air double flux, un système de chauffage asymétrique par radiation dédoublée, une lampe à faible consommation d’énergie. Chacun de ces éléments répond à trois objectifs de valorisation de l’espace intérieur: un objectif écologique, un objectif physiologique et un troisième objectif, formulé plus haut, celui d’une naturalisation de l’espace intérieur : la reformulation d’un terroir en dedans du bâtiment. Et c’est ici l’atmosphère des terroirs calcaires parisiens que nous cherchons à reproduire en intérieur : un « air de Paris », une « lumière parisienne », prémoderne. Et c’est alors aussi une certaine temporalité d’avant le dégagement anthropique dans l’atmosphère des gaz à effet de serre, fixée autour de 1831, que l’on se met à répéter perpétuellement. L’environnement intérieur de la maison devient une sorte de fantôme décalé temporellement de l’environnement extérieur, une sorte d’uchronie d’un Paris « où le réchauffement climatique n’aurait pas existé » ; distorsion à la fois temporelle et d’échelle, en intérieur, d’un temps, d’un air, d’une lumière de Paris que l’on répète à l’infini, dans la maison, dans la nécessité des techniques du bâtiment.
Par son inscription historique, son référencement au localisme, ce travail renoue avec certains motifs projectuels du
postmodernisme des années 1970-1980, dans sa dimension symbolique, imaginaire et narrative. Mais il s’agirait alors d’une sorte de postmodernisme chimique presque culinaire, au coeur même de la matière et de ses phénomènes.

Qu’est-ce que la Carte Blanche VIA ?
Dans le cadre de sa mission de promotion et de valorisation de la création française, VIA attribue chaque année une ou plusieurs « Cartes Blanches » à des designers dont l’originalité et la maturité de la démarche créative sont notables dans l’époque. Une commission, composée de personnalités du monde industriel, de la distribution, de la création, de l’enseignement et de la presse, alloue une bourse de recherche au créateur sélectionné pour développer un projet personnel de caractère prospectif. Il s’agit d’élaborer un programme d’aménagement de nos activités quotidiennes fondé sur les nouveaux comportements de nos contemporains. Le designer bénéficie de l’accompagnement VIA tout au long du processus d’élaboration du projet. Les « Cartes Blanches » offrent aux industriels, aux éditeurs et aux distributeurs l’opportunité de découvrir et de rencontrer les talents qui créeront le cadre de vie de demain.

Les 13 Aides à Projet VIA

Qu’est-ce qu’une Aide à Projet VIA ?
Dans son rôle de découvreur des jeunes talents, VIA analyse tous les projets qui lui sont adressés spontanément tout au long de l’année par les designers. Une commission, composée de personnalités du monde industriel, de la distribution, de la création, de l’enseignement et de la presse, examine tous les projets et sélectionne ceux d’entre eux dont les qualités conceptuelles, techniques, esthétiques et environnementales s’avèrent les plus pertinentes et innovantes. Un financement pour la réalisation d’un prototype est alors alloué. Il permet un dialogue plus concret entre le designer et les fabricants ou les éditeurs, dans le but de favoriser un débouché commercial. L’Aide à Projet VIA constitue, de ce fait, un mode d’expression privilégié pour tous les jeunes diplômés des écoles de création. Au-delà de l’action de promotion qu’opère VIA, les designers
bénéficient de l’assistance VIA pour entrer en contact avec les entreprises de production. Pour les industriels, les éditeurs et les distributeurs, l’aide à projet VIA offre autant d’opportunités de découvrir et de rencontrer les talents qui créeront les produits de demain.

Chaises empilables "Air chair" de Samuel ACCOCEBERRY
Air Chair Samuel Accoceberry La technique repose sur l’emboîtement ajusté au plus près des sept lattes de bois courbes
de hauteur décroissante. Le feuilletage de ces lamelles constitue le dossier, sa réunion en partie basse forme le piétement arrière. L’apport de matière est réduit à l’essentiel, toutefois le rythme donné par le jeu des lattes impose un effet visuel. L’empilement des Air Chairs offre, en plus du gain de place, un jeu graphique et coloré. Le bois, matériau unique et recyclable, est mis en oeuvre avec une colle biologique.

Elément de mobilier d’extérieur "Arbre à table" de Blackmamouth
(Mathieu GALARD, Cédric HABERT et Frédéric POISSON)
Simplement moulée, la feuille de béton, utilisé comme mono-matériau, vient s’accoter au tronc d’arbre, appui naturel et indissociable de cette console. Lisse, le plan horizontal est incurvé en son centre pour l’écoulement de l’eau et faciliter son entretien. La texture grainée du piétement vertical favorise la colonisation des lichens et ainsi son insertion dans le milieu naturel. Base utilitaire pour effectuer une pause ou partager des instants conviviaux, l’Arbre à table s’inscrit dans le mobilier urbain ou dans un jardin particulier. D’une technique élémentaire, la fabrication du béton est réalisable localement limitant l’impact écologique du transport.

"Lampe grimpante" de Joran BRIAND
Livré en kit, le principe repose sur des réglettes fluo associées les unes aux autres par une articulation tridimensionnelle. L’usager choisit le nombre de modules utiles – avec un maximum de huit – et dessine ainsi librement une chaîne lumineuse dont le graphisme naît des contraintes de l’espace. Des points de fixation lui permettent de suivre mur et plafond. Chaque réglette est elle-même orientable pour une qualité optimale d’éclairage au gré des besoins. La technologie fluo a été choisie pour le bon ratio entre la durabilité, la consommation et le coût de ses composants.

Bibliothèque "Unit" de Itamar BURSTEIN
Exclusivement composée de bois, la bibliothèque Unit est une solution évolutive qui grandit au fur et à mesure des besoins grâce à l’achat raisonné des modules nécessaires. L’assemblage de deux pièces de bois chevillées constitue l’ossature de l’ouvrage. Le profil des éléments dessine des lignes continues évitant un effet de rupture. Les différentes options de combinaisons offrent une liberté décorative et fonctionnelle.

Assise "Lamellé décollé" de Salomé FONTAINIEU et Godefroy DE VIRIEU
Interprétation inédite du lamellé-collé, le lamellé-décollé offre une souplesse maîtrisée. Les zones exemptes de collage accompagnent le mouvement jusqu’au point où elles se figent en tension. Cette technique tire judicieusement parti des propriétés techniques du bois. Ce procédé contribue à une esthétique à la fois sophistiquée et discrète.

Chaise à bascule "Dancing’ chair" de Constance GUISSET
La structure graphique en rubans de lattes de bois délimite un volume ample et léger sur lequel s’emboîte une coque tapissée. L’intérêt de Dancing Chair, interprétation contemporaine du rocking-chair, réside dans l’excellence de sa facture.

Poubelle de tri sélectif "Tri3" de Constance GUISSET et Grégory CID
Cette poubelle est une réponse à la question de la gestion du tri sélectif au quotidien. La superposition des trois réceptacles, commandés chacun par une pédale dédiée, permet de limiter l’encombrement au sol. Deux des bacs se déportent de l’axe central selon des angles différents, l’un en bas pour le verre, l’autre au milieu pour le papier. Pour les déchets organiques, le capot du haut se soulève simplement. La cinématique des mouvements, élaborée à partir de la gestuelle d’usage, est mise en oeuvre grâce à un système complexe.

Chauffeuse "Sesta" de Bruno HOUSSIN
Le principe innovant de l’assise réside dans le thermoformage simultané d’une coque polyester, d’une mousse et d’un tissu. L’association en sandwich de ces trois matériaux offre solidité, finesse de section, liberté plastique et confort d’accueil. La garniture textile affranchie de toute couture participe à la clarté de la ligne du siège. Coque et structure dissociables et empilables facilitent le transport et le stockage.

Chaise "Twin chair" de Philippe NIGRO
Sur l’idée du deux en un, ces chaises jumelles demeurent fonctionnelles une fois empilées. La difficulté de cette association réside dans la juxtaposition de deux matériaux aux propriétés physiques différentes. L’ajustement des deux chaises nécessite de réduire la matière au maximum de sa résistance mécanique et requiert la maîtrise des deux savoir-faire que sont la menuiserie et la serrurerie. Réalisées chacune à partir d’un matériau unique, le bois ou le métal, les Twin Chairs sont aisément recyclable.

Piètement de table "Tréteau 2" de Philippe NIGRO
À l’instar des tréteaux, cette solution de piètement permet de s’adapter à tout type de plateaux – épaisseur, largeur, longueur, matériau variables – d’une part grâce à un système d’accroche de type serre-joint et d’autre part à un principe de coulisse autorisant le réglage en largeur. Si ce dernier est d’une longueur importante, trois piètements peuvent être mis en oeuvre. Réalisés en acier plié et soudé,ces supports universels transfèrent dans l’habitat les codes
de l’atelier. Ils permettent des installations personnalisables, pérennes ou réversibles.

Table "Mesh" de Antoine PHELOUZAT
La table Mesh offre de multiples fonctionnalités – rangement, repas, travail – et sa conception repose sur la technologie industrielle habituellement appliquée à la fabrication des caddies. L’enjeu de Mesh est de transposer, dans des configurations plus libres, cette technologie à l’habitat et de dépasser les dimensions généralement permises par ce procédé de fabrication. La grille est réalisable en acier recouvert de peinture Époxy ou en Inox électro-poli dont la fabrication est exempte d’agent chimique toxique.

Suspension "Corniche" de Renaud THIRY
La fabrication de ses composants repose sur le procédé industriel des profilés aluminium extrudé. Ces profilés s’insèrent dans la décoration intérieure comme le font les moulures dont Renaud Thiry a interprété les codes esthétiques. L’apport décoratif est conféré par le profil et la couleur, ceux-ci peuvent dialoguer avec le mobilier et/ou l’architecture. La fonctionnalité est assurée par l’intégration d’un tube fluorescent dans chaque segment de Corniche. Une étude d’implantation est réalisée préalablement à la découpe du profilé, le produit encore semi-fini est ensuite composé sur site.

Table de chevet "Pélican" de Marc VENOT
Marc Venot explore la gestuelle et le rangement des objets quotidiens associés à la table de chevet. Un geste de la main entraîne la rotation du réceptacle autour de la vis centrale et en libère ainsi l’ouverture. Le geste contraire le referme. Le plateau fixe fait office à la fois de couvercle et de table d’appoint. Pélican est réalisé en bois et acier chromé à l’extérieur et est laqué à l’intérieur. Le principe est déclinable en dimension pour d’autres usages.


Projet partenarial VIA "Plateau capitons"

de François Azambourg avec Frédéric Morand

Qu’est-ce que le Projet Partenarial VIA ?
Le Projet Partenarial VIA offre la possibilité à un designer de développer un projet en partenariat avec un producteur à partir de technologies et/ou de matériaux innovants. Il se donne pour objectif de favoriser les transferts de technologies et de
compétences dans le but d’en expérimenter la mise en oeuvre dans le secteur d’activité de l’ameublement et de l’aménagement du cadre de vie.

"Plateau capitons"
Le duo a mené une recherche sur les matériaux composites renouvelables. Le lin a été retenu pour ses propriétés mécaniques – comme sa résistance à la torsion –, sa légèreté, son faible coût. Le végétal est ici travaillé en panneau,
composant essentiel de la production industrielle du mobilier. Entrecroisées selon des axes multiples, les fibres de lin sont tissées avec du polyamide. Ce tissu à double paroi est introduit dans un moule et mis en forme par l’injection d’air chaud sous pression. Celui-ci fait fondre le polyamide qui lie intimement les fibres de lin entre elles à l’instar d’un composite traditionnel. En refroidissant, la structure se cristallise et se rigidifie. Le panneau présente la qualité inédite d’un textile en trois dimensions, dont le potentiel de déclinaisons de textures et de teintes est large. François Azambourg et Frédéric Morand (DCS) affirment ce procédé par la réalisation d’un plateau de table qui en démontre toutes les qualités : performance techniques, économie et pérennité d’un matériau innovant. Ce procédé inédit, dont François Azambourg est l’auteur, fait l’objet d’un brevet.


Pour de plus amples informations concernant les Aides à la Création VIA 2009 (Carte Blanche, Aides à Projet, Projet Partenarial, biographies des créateurs, commissions de sélection, partenaires, prototypistes, interlocuteurs VIA...), consultez le catalogue en ligne ou achetez le directement ci-dessous.

Coordination : Michel Bouisson (Chargé des Aides à la Création VIA)

Relations presse : Pauline Lacoste - lacoste@mobilier.com - tél. 01 46 28 11 11 - fax 01 46 28 13 13

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(01) Philippe RAHM
Carte Blanche - chauffage (photo)
© A. Dupuis

(02) Philippe RAHM
Carte Blanche - chauffage (3D)
© DR

(03) Philippe RAHM
Carte Blanche - chauffage (3D)
© DR

(04) Philippe RAHM
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(05) Philippe RAHM
Carte Blanche - éclairage (photo)
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(06) Philippe RAHM
Carte Blanche - éclairage (photo)
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(07) Philippe RAHM
Carte Blanche - éclairage (3D)
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(08) Philippe RAHM
Carte Blanche - éclairage (3D)
© DR

(09) Philippe RAHM
Carte Blanche - ventilation (photo)
© A. Dupuis

(10) Philippe RAHM
Carte Blanche - ventilation (3D)
© DR

(11) Philippe RAHM
Carte Blanche - ventilation (3D)
© DR

(12) Philippe RAHM
Carte Blanche - mobilier (3D)
© DR

(13) Philippe RAHM
Carte Blanche - vue globale (photo)
© A. Dupuis

(14) Philippe RAHM
Carte Blanche - vue globale (3D)
© DR

(15) Philippe RAHM
Carte Blanche - schéma chauffage
© DR

(16) Philippe RAHM
Carte Blanche - schéma chauffage
© DR

(17) Philippe RAHM
Carte Blanche - schéma éclairage
© DR

(18) Philippe RAHM
Carte Blanche - schéma éclairage
© DR

(19) Philippe RAHM
Carte Blanche - schéma ventilation
© DR

(20) Philippe RAHM
Carte Blanche - schéma ventilation
© DR

ACCOCEBERRY (1) Samuel
Aide à Projet - Air chair
© VIA/ Marie Flores

ACCOCEBERRY (2) Samuel
Aide à Projet - Air chair
© VIA/ Marie Flores

ACCOCEBERRY (3) Samuel
Aide à Projet - Air chair
© VIA/ Marie Flores

ACCOCEBERRY (4) Samuel
Aide à Projet - Air chair
© VIA/ Marie Flores

ACCOCEBERRY (5) Samuel
Aide à Projet - Air chair
© VIA/ Marie Flores

ACCOCEBERRY (6) Samuel
Aide à Projet - Air chair
© VIA/ Marie Flores

ACCOCEBERRY (7) Samuel
Aide à Projet - Air chair
© VIA/ Marie Flores

BLACKMAMOUTH (1)  Aide à Projet - Arbre à table
© VIA/ Marie Flores

BLACKMAMOUTH (2)  Aide à Projet - Arbre à table
© VIA/ Marie Flores

BLACKMAMOUTH (3)  Aide à Projet - Arbre à table
© VIA/ Marie Flores

BLACKMAMOUTH (4)  Aide à Projet - Arbre à table
© VIA/ Marie Flores

BLACKMAMOUTH (5)  Aide à Projet - Arbre à table
© VIA/ Marie Flores

BRIAND (1) Joran
Aide à Projet - Lampe grimpante
© VIA/ Marie Flores

BRIAND (2) Joran
Aide à Projet - Lampe grimpante
© VIA/ Marie Flores

BRIAND (3) Joran
Aide à Projet - Lampe grimpante
© VIA/ Marie Flores

BURSTEIN (1) Itamar
Aide à Projet - bibliothèque Unit
© VIA/ Marie Flores

BURSTEIN (2) Itamar
Aide à Projet - bibliothèque Unit
© VIA/ Marie Flores

BURSTEIN (3) Itamar
Aide à Projet - bibliothèque Unit
© VIA/ Marie Flores

BURSTEIN (4) Itamar
Aide à Projet - bibliothèque Unit
© VIA/ Marie Flores

BURSTEIN (5) Itamar
Aide à Projet - bibliothèque Unit
© VIA/ Marie Flores

BURSTEIN (6) Itamar
Aide à Projet - bibliothèque Unit
© VIA/ Marie Flores

BURSTEIN (7) Itamar
Aide à Projet - bibliothèque Unit
© VIA/ Marie Flores

BURSTEIN (8) Itamar
Aide à Projet - bibliothèque Unit
© VIA/ Marie Flores

BURSTEIN (9) Itamar
Aide à Projet - bibliothèque Unit
© VIA/ Marie Flores

de FONTAINIEU & Godefroy de VIRIEU (01) Salomé
Aide à Projet - Lamellé-décollé
© S. de Fontainieu / G. de Virieu

de FONTAINIEU & Godefroy de VIRIEU (02) Salomé
Aide à Projet - Lamellé-décollé
© S. de Fontainieu / G. de Virieu

de FONTAINIEU & Godefroy de VIRIEU (03) Salomé
Aide à Projet - Lamellé-décollé
© S. de Fontainieu / G. de Virieu

de FONTAINIEU & Godefroy de VIRIEU (04) Salomé
Aide à Projet - Lamellé-décollé
© S. de Fontainieu / G. de Virieu

de FONTAINIEU & Godefroy de VIRIEU (05) Salomé
Aide à Projet - Lamellé-décollé
© S. de Fontainieu / G. de Virieu

de FONTAINIEU & Godefroy de VIRIEU (06) Salomé
Aide à Projet - Lamellé-décollé
© S. de Fontainieu / G. de Virieu

de FONTAINIEU & Godefroy de VIRIEU (07) Salomé
Aide à Projet - Lamellé-décollé
© S. de Fontainieu / G. de Virieu

GUISSET & Grégory CID (01) Constance
Aide à Projet - Tri 3*
© VIA/ Marie Flores

GUISSET & Grégory CID (02) Constance
Aide à Projet - Tri 3*
© VIA/ Marie Flores

GUISSET & Grégory CID (03) Constance
Aide à Projet - Tri 3*
© VIA/ Marie Flores

GUISSET & Grégory CID (04) Constance
Aide à Projet - Tri 3*
© VIA/ Marie Flores

GUISSET (01) Constance
Aide à Projet - Dancing chair
© VIA/ Marie Flores

GUISSET (03) Constance
Aide à Projet - Dancing chair
© VIA/ Marie Flores

GUISSET (05) Constance
Aide à Projet - Dancing chair
© VIA/ Marie Flores

GUISSET (06) Constance
Aide à Projet - Dancing chair
© F. Ribon

GUISSET (07) Constance
Aide à Projet - Dancing chair
© F. Ribon

GUISSET (08) Constance
Aide à Projet - Dancing chair
© F. Ribon

HOUSSIN (01) Bruno
Aide à Projet - Sesta
© VIA/ Marie Flores

HOUSSIN (02) Bruno
Aide à Projet - Sesta
© VIA/ Marie Flores

HOUSSIN (03) Bruno
Aide à Projet - Sesta
© VIA/ Marie Flores

HOUSSIN (04) Bruno
Aide à Projet - Sesta
© VIA/ Marie Flores

HOUSSIN (05) Bruno
Aide à Projet - Sesta
© VIA/ Marie Flores

HOUSSIN (06) Bruno
Aide à Projet - Sesta
© VIA/ Marie Flores

HOUSSIN (07) Bruno
Aide à Projet - Sesta
© VIA/ Marie Flores

HOUSSIN (08) Bruno
Aide à Projet - Sesta
© VIA/ Marie Flores

HOUSSIN (09) Bruno
Aide à Projet - Sesta
© VIA/ Marie Flores

HOUSSIN (10) Bruno
Aide à Projet - Sesta
© VIA/ Marie Flores

HOUSSIN (11) Bruno
Aide à Projet - Sesta
© VIA/ Marie Flores

HOUSSIN (12) Bruno
Aide à Projet - Sesta
© VIA/ Marie Flores

NIGRO (01) Philippe
Aide à Projet - Piètement
© VIA/ Marie Flores

NIGRO (02) Philippe
Aide à Projet - Piètement
© VIA/ Marie Flores

NIGRO (03) Philippe
Aide à Projet - Piètement
© VIA/ Marie Flores

NIGRO (04) Philippe
Aide à Projet - Piètement
© VIA/ Marie Flores

NIGRO (05) Philippe
Aide à Projet - Piètement
© VIA/ Marie Flores

NIGRO (06) Philippe
Aide à Projet - Piètement
© VIA/ Marie Flores

NIGRO (07) Philippe
Aide à Projet - Piètement
© VIA/ Marie Flores

NIGRO (08) Philippe
Aide à Projet - Piètement
© VIA/ Marie Flores

NIGRO (09) Philippe
Aide à Projet - Piètement
© VIA/ Marie Flores

NIGRO (10) Philippe
Aide à Projet - Twin chair
© VIA/ Marie Flores

NIGRO (11) Philippe
Aide à Projet - Twin chair
© VIA/ Marie Flores

NIGRO (12) Philippe
Aide à Projet - Twin chair
© VIA/ Marie Flores

NIGRO (13) Philippe
Aide à Projet - Twin chair
© VIA/ Marie Flores

NIGRO (14) Philippe
Aide à Projet - Twin chair
© VIA/ Marie Flores

NIGRO (15) Philippe
Aide à Projet - Twin chair
© VIA/ Marie Flores

NIGRO (16) Philippe
Aide à Projet - Twin chair
© VIA/ Marie Flores

NIGRO (17) Philippe
Aide à Projet - Twin chair
© VIA/ Marie Flores

NIGRO (18) Philippe
Aide à Projet - Twin chair
© VIA/ Marie Flores

PHELOUZAT (01) Antoine
Aide à Projet - Table Mesh
© VIA/ Marie Flores

PHELOUZAT (02) Antoine
Aide à Projet - Table Mesh
© VIA/ Marie Flores

PHELOUZAT (03) Antoine
Aide à Projet - Table Mesh
© VIA/ Marie Flores

PHELOUZAT (04) Antoine
Aide à Projet - Table Mesh
© VIA/ Marie Flores

PHELOUZAT (05) Antoine
Aide à Projet - Table Mesh
© VIA/ Marie Flores

PHELOUZAT (06) Antoine
Aide à Projet - Table Mesh
© VIA/ Marie Flores

PHELOUZAT (07) Antoine
Aide à Projet - Table Mesh
© VIA/ Marie Flores

THIRY (01) Renaud
Aide à Projet - Corniche
© VIA/ Marie Flores

THIRY (02) Renaud
Aide à Projet - Corniche
© VIA/ Marie Flores

THIRY (03) Renaud
Aide à Projet - Corniche
© VIA/ Marie Flores

THIRY (04) Renaud
Aide à Projet - Corniche
© VIA/ Marie Flores

THIRY (05) Renaud
Aide à Projet - Corniche
© VIA/ Marie Flores

THIRY (06) Renaud
Aide à Projet - Corniche
© VIA/ Marie Flores

THIRY (07) Renaud
Aide à Projet - Corniche
© VIA/ Marie Flores

THIRY (08) Renaud
Aide à Projet - Corniche
© VIA/ Marie Flores

THIRY (09) Renaud
Aide à Projet - Corniche
© VIA/ Marie Flores

THIRY (10) Renaud
Aide à Projet - Corniche
© VIA/ Marie Flores

VENOT (01) Marc
Aide à Projet - Pélican
© VIA/ Marie Flores

VENOT (05) Marc
Aide à Projet - Pélican
© VIA/ Marie Flores

visuel (01) François AZAMBOURG
Projet Partenarial - panneau
© DR

visuel (02) François AZAMBOURG
Projet Partenarial - panneau
© VIA/ Marie Flores

visuel (03) François AZAMBOURG
Projet Partenarial - panneau
© VIA/ Marie Flores

visuel (03) François AZAMBOURG
Projet Partenarial - panneau
© VIA - Azambourg - DCS

visuel portrait (01) Philippe RAHM
© P. Fantys

visuel portrait (02) Philippe RAHM
© G. Foerster

visuel portrait (03) Goliath DYEVRE (assistant de Philippe RAHM)
© DR

visuel portrait (04) Quentin VAULOT (assistant de Philippe RAHM)
© DR

visuel portrait (05) Samuel ACCOCEBERRY
© DR

visuel portrait (06) M. GALARD, C. HABERT & F. POISSON - BLACKMAMOUTH
© DR

visuel portrait (07) Joran BRIAND
© DR

visuel portrait (08) Itamar BURSTEIN
© DR

visuel portrait (09) Salomé de FONTAINIEU & Godefroy de VIRIEU
© DR

visuel portrait (10) Constance GUISSET
© DR

visuel portrait (11) Grégory CID (design de Tri 3* avec C. GUISSET)
© DR

visuel portrait (12) Bruno HOUSSIN
© DR

visuel portrait (13) Philippe NIGRO
© DR

visuel portrait (14) Antoine PHELOUZAT
© DR

visuel portrait (15) Renaud THIRY
© DR

visuel portrait (16) Marc VENOT
© DR

visuel portrait (17) François AZAMBOURG
© DR

visuel portrait (18) Frédéric MORAND (partenaire de F. AZAMBOURG)
© DR

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